Rencontres Inattendues ˆÝ l'Agora de la Danse
Montrˆ©al, le 15 dˆ©cembre 2009 ’Äì Une nouvelle saison audacieuse voit le jour ˆÝ l’ÄôAgora de la danse oˆ¼ nous vous proposons le parfait ˆ©quilibre entre jeunes chorˆ©graphes, talents confirmˆ©s, productions quˆ©bˆ©coises, canadiennet internationales. Leur point commun ? L’Äôoriginalitˆ© et les rencontres inattendues !
Du 20 au 23 janvier 2010, Pierre Lecours prˆ©sente Les steppes. C'est la Sibˆ©rie... et c'est quelque part aux confins de notre conscience. Les personnages sont’Äêils rˆ�vˆ©s, vˆ©cus, prˆ©sents, en devenir ? Fidˆ®le ˆÝ lui’Äêmˆ�me, le chorˆ©graphe emprunte au thˆ©ˆ¢tre : parler comme danser, babiller, bavarder, balbutier, psalmodier, soliloquer, chuchoter, dˆ©clamer, hurler. ˆÄ la musique, aux mouvements des danseurs se mˆ�lent des bribes de causeries, des brins de jasettes, loufoques, insensˆ©es, des lambeaux de confidences. Des steppes... quelque part en nous.
L’Äôincontournable Margie Gillis, quant ˆÝ elle, nous invite ˆÝ dˆ©couvrir Filatures du 28 au 30 janvier et du 4 au 6 fˆ©vrier 2010. Filature : usine oˆ¼ on fabrique le fil, oˆ¼ on prˆ©pare les liens d'un ˆ©ventuel tissage... mais aussi action de suivre quelqu'un, de l'ˆ©pier. Margie Gillis suit la piste d'une trame essentielle dans sa rencontre avec l'ˆ¢me humaine et nous guide dans une exploration de nos propres mˆ©andres. Au moyen d'une structure toute... textile, dont le procˆ©dˆ© narratif ˆ©voque celui de la tapisserie ou de la courtepointe, la danseuse et chorˆ©graphe nous amˆ®ne ˆÝ prendre conscience que les liens qui ˆ©toffent nos vies parsˆ®ment souvent des trajectoires autiques que plurielles.
ssi ˆ©clecPuis du 25 au 27 fˆ©vrier 2010, Gina Gibney dans View Partially Obstructed provoque une rˆ©flexion rˆ©elle et originale sur les liens qui unissent les ˆ�tres, rˆ©vˆ©ler ce que c'est qu'ˆ�tre humain. Que savons’Äênous de la rˆ©alitˆ© ? ˆÄ quoi prˆ�tons’Äênous attention ? L'artiste new’Äêyorkaise s'interroge sur une ˆ©vidente contradiction de l'ˆ�tre humain : nous savons que notre perception du rˆ©el nous est personnelle, mais nous pensons nˆ©anmoins avoir une vue d'ensemble de ce que nous sommes, de ce que les autres sont et du monde en gˆ©nˆ©ral, malgrˆ© des informations tronquˆ©es et dˆ©naturˆ©es. Cette oeuvre d'une femme engagˆ©e, paradoxalement brute et raffinˆ©e, exige de ses interprˆ®tes ˆÝ la fois de la concentration, de la force et de la virtuositˆ©. Elle nous est prˆ©sentˆ©e en premiˆ®re canadienne. Des danseurs exceptionnels, une musique originale, des projections visuelles audacieuses... Un spectacle total, d'une rare intensitˆ©.
Par la suite, du 10 au 13 mars 2010, Bodies to Bodies III (Les chemins de traverse Metz) de la chorˆ©graphe Isabelle Van Grimde nous mˆ®ne par des voies dˆ©tournˆ©es mais combien lumineuses ˆÝ considˆ©rer d'un regard neuf la relation qui paraˆÆt si ˆ©vidente entre la musique et la danse. Avec une virtuositˆ© hors du commun, elle dˆ©construit le son et le geste, entraˆÆne danseurs et musiciens en d'improbables improvisations qui laissent le spectateur pantois... et ravi. Elle en tire une oeuvre primale marquˆ©e par la tension qui existe entre gestuelle architecturale et pulsions ˆ©lˆ©mentaires des corps : une rencontre chorˆ©graphique et musicale charnelle et ˆ©lectrisante. Une intrigante aventure ˆÝ suivre de prˆ®s !
Avec Nu, prˆ©sentˆ© du 18 au 20 mars 2010, le chorˆ©graphe Harold Rhˆ©aume, traite de la vulnˆ©rabilitˆ© de l'ˆ�tre et de la complexe gˆ©omˆ©trie des relations humaines. Il y a dans Nu une charge ˆ©motive ˆÝ laquelle on ne peut rester indiffˆ©rents, avec en filigrane une lueur, un espoir qui permet de croire que les guerres, les scandales, le cynisme ambiant, les drames et les misˆ®res auront une fin. Harold Rhˆ©aume ne nie pas la rˆ©alitˆ©. Il croit simplement en la force de l'art et en celle de l'ˆ¢me. Nu est une oeuvre belle, accessible et ˆ©mouvante : on est touchˆ©s, on vit un plaisir esthˆ©tique apaisant. Le chorˆ©graphe nous convie ˆÝ une rencontre inoubliable, ˆÝ un moment d'intimitˆ© riche, d'une dˆ©licate sensualitˆ©.
Enfin CockPit du chorˆ©graphe Wen Wei Wang du 21 au 24 avril 2010, nous plonge dans une rˆ©alitˆ© qui a ˆ©tˆ© le lot des ˆ©lˆ®ves de pensionnats, il n'y a pas si longtemps. Le chorˆ©graphe installe dans un inconfortable huis clos quatre garˆßons et les fait jouer ˆÝ des jeux qui risquent de gˆ©nˆ©rer de la violence... ou d'attiser le dˆ©sir. Mais, ˆ©galement et toujours, une femme... Qui enivre, sˆ©duit, contrarie... Rˆ�ve ou rˆ©alitˆ© ? Le sujet abordˆ© est explosif. L'humour trˆ®s fin, trˆ®s nuancˆ© de Wen Wei Wang se traduit dans l'utilisation tour ˆÝ tour dramatique et sensuelle des corps des interprˆ®tes, prolongˆ©s de longues plumes de paons qui ajoutent au mouvement souplesse et couleur, ampleur et poˆ©sie. Ces accessoires sont un rappel de la tradition de l'opˆ©ra chinois. Ils y ˆ©taient l'apanage des seigneurs de la guerre. L'objet demeure, la signification
change. CockPit... une oeuvre intense, qui laisse sa marque...
Dans l’Äôesprit d’Äôouverture qui caractˆ©rise l’ÄôAgora de la danse, nous vous invitons ˆÝ dˆ©couvrir en parallˆ®le au Laboratoire de l’ÄôAgora de la danse deux expositions d’Äôart actuel oˆ¼ le paysage et la nature sont ˆÝ l’Äôhonneur :
CONTES ET RˆâCITS de Luc Bergeron, du 20 janvier au 6 fˆ©vrier 2010. Voir, explorer, vivre, rˆ©inventer le paysage. Aprˆ®s une longue frˆ©quentation de l'art abstrait, Luc Bergeron s'adonne, ˆÝ sa faˆßon, ˆÝ une vˆ©ritable interprˆ©tation du monde matˆ©riel. Le paysage devient l'objet d'une minutieuse ˆ©tude : du microscopique ˆÝ l'immensitˆ© de l'horizon, du bourgeonnement biologique ˆÝ l'apparente immobilitˆ© de la situation gˆ©ographique. Dˆ©voilement de lumiˆ®res intimes, mais aussi approche nouvelle de la reprˆ©sentation et du traitement pictural, la nouvelle maniˆ®re de l'artiste ouvre large la voie ˆÝ l'interprˆ©tation.
NATURALIA de Monique Mongeau, du 25 fˆ©vrier au 20 mars 2010. Monique Mongeau cueille, collectionne et classifie les spˆ©cimens vˆ©gˆ©taux avec l'obsession du botaniste. Pas tant pour nommer, cataloguer, conserver que pour dˆ©celer dans la fibre vˆ©gˆ©tale l'itinˆ©raire qui mˆ®ne ˆÝ l'homme. Retrouver la trace du temps. Renouer avec la fragilitˆ© de l'ˆ�tre. Retenir de la nature une silhouette symbolique. Faire de l'oeuvre une reprˆ©sentation dˆ©pouillˆ©e de tout contexte narratif, une icˆ¥ne silencieuse de la vie. La mˆ©moire. ˆÄ quoi s'ajoutent le mouvement et l'ˆ©lan, vˆ©ritables moyens de transcender le rˆ©el et d'accˆ©der ˆÝ l'universel, toutes scories disparues. Le Laboratoire de l’ÄôAgora est ouvert de 19h30 ˆÝ 22h les soirs de reprˆ©sentation au Studio.
Bianse \ www.agoradanse.com
Renseignements et rˆ©servation
Billetterie de l’ÄôAgora danse (840, rue de la Cherrier, mˆ©tro Sherbrooke) \ 514.525.1500
Rˆ©seau Admission \ 514.790.1245
Du 20 au 23 janvier 2010, Pierre Lecours prˆ©sente Les steppes. C'est la Sibˆ©rie... et c'est quelque part aux confins de notre conscience. Les personnages sont’Äêils rˆ�vˆ©s, vˆ©cus, prˆ©sents, en devenir ? Fidˆ®le ˆÝ lui’Äêmˆ�me, le chorˆ©graphe emprunte au thˆ©ˆ¢tre : parler comme danser, babiller, bavarder, balbutier, psalmodier, soliloquer, chuchoter, dˆ©clamer, hurler. ˆÄ la musique, aux mouvements des danseurs se mˆ�lent des bribes de causeries, des brins de jasettes, loufoques, insensˆ©es, des lambeaux de confidences. Des steppes... quelque part en nous.
L’Äôincontournable Margie Gillis, quant ˆÝ elle, nous invite ˆÝ dˆ©couvrir Filatures du 28 au 30 janvier et du 4 au 6 fˆ©vrier 2010. Filature : usine oˆ¼ on fabrique le fil, oˆ¼ on prˆ©pare les liens d'un ˆ©ventuel tissage... mais aussi action de suivre quelqu'un, de l'ˆ©pier. Margie Gillis suit la piste d'une trame essentielle dans sa rencontre avec l'ˆ¢me humaine et nous guide dans une exploration de nos propres mˆ©andres. Au moyen d'une structure toute... textile, dont le procˆ©dˆ© narratif ˆ©voque celui de la tapisserie ou de la courtepointe, la danseuse et chorˆ©graphe nous amˆ®ne ˆÝ prendre conscience que les liens qui ˆ©toffent nos vies parsˆ®ment souvent des trajectoires autiques que plurielles.
ssi ˆ©clecPuis du 25 au 27 fˆ©vrier 2010, Gina Gibney dans View Partially Obstructed provoque une rˆ©flexion rˆ©elle et originale sur les liens qui unissent les ˆ�tres, rˆ©vˆ©ler ce que c'est qu'ˆ�tre humain. Que savons’Äênous de la rˆ©alitˆ© ? ˆÄ quoi prˆ�tons’Äênous attention ? L'artiste new’Äêyorkaise s'interroge sur une ˆ©vidente contradiction de l'ˆ�tre humain : nous savons que notre perception du rˆ©el nous est personnelle, mais nous pensons nˆ©anmoins avoir une vue d'ensemble de ce que nous sommes, de ce que les autres sont et du monde en gˆ©nˆ©ral, malgrˆ© des informations tronquˆ©es et dˆ©naturˆ©es. Cette oeuvre d'une femme engagˆ©e, paradoxalement brute et raffinˆ©e, exige de ses interprˆ®tes ˆÝ la fois de la concentration, de la force et de la virtuositˆ©. Elle nous est prˆ©sentˆ©e en premiˆ®re canadienne. Des danseurs exceptionnels, une musique originale, des projections visuelles audacieuses... Un spectacle total, d'une rare intensitˆ©.
Par la suite, du 10 au 13 mars 2010, Bodies to Bodies III (Les chemins de traverse Metz) de la chorˆ©graphe Isabelle Van Grimde nous mˆ®ne par des voies dˆ©tournˆ©es mais combien lumineuses ˆÝ considˆ©rer d'un regard neuf la relation qui paraˆÆt si ˆ©vidente entre la musique et la danse. Avec une virtuositˆ© hors du commun, elle dˆ©construit le son et le geste, entraˆÆne danseurs et musiciens en d'improbables improvisations qui laissent le spectateur pantois... et ravi. Elle en tire une oeuvre primale marquˆ©e par la tension qui existe entre gestuelle architecturale et pulsions ˆ©lˆ©mentaires des corps : une rencontre chorˆ©graphique et musicale charnelle et ˆ©lectrisante. Une intrigante aventure ˆÝ suivre de prˆ®s !
Avec Nu, prˆ©sentˆ© du 18 au 20 mars 2010, le chorˆ©graphe Harold Rhˆ©aume, traite de la vulnˆ©rabilitˆ© de l'ˆ�tre et de la complexe gˆ©omˆ©trie des relations humaines. Il y a dans Nu une charge ˆ©motive ˆÝ laquelle on ne peut rester indiffˆ©rents, avec en filigrane une lueur, un espoir qui permet de croire que les guerres, les scandales, le cynisme ambiant, les drames et les misˆ®res auront une fin. Harold Rhˆ©aume ne nie pas la rˆ©alitˆ©. Il croit simplement en la force de l'art et en celle de l'ˆ¢me. Nu est une oeuvre belle, accessible et ˆ©mouvante : on est touchˆ©s, on vit un plaisir esthˆ©tique apaisant. Le chorˆ©graphe nous convie ˆÝ une rencontre inoubliable, ˆÝ un moment d'intimitˆ© riche, d'une dˆ©licate sensualitˆ©.
Enfin CockPit du chorˆ©graphe Wen Wei Wang du 21 au 24 avril 2010, nous plonge dans une rˆ©alitˆ© qui a ˆ©tˆ© le lot des ˆ©lˆ®ves de pensionnats, il n'y a pas si longtemps. Le chorˆ©graphe installe dans un inconfortable huis clos quatre garˆßons et les fait jouer ˆÝ des jeux qui risquent de gˆ©nˆ©rer de la violence... ou d'attiser le dˆ©sir. Mais, ˆ©galement et toujours, une femme... Qui enivre, sˆ©duit, contrarie... Rˆ�ve ou rˆ©alitˆ© ? Le sujet abordˆ© est explosif. L'humour trˆ®s fin, trˆ®s nuancˆ© de Wen Wei Wang se traduit dans l'utilisation tour ˆÝ tour dramatique et sensuelle des corps des interprˆ®tes, prolongˆ©s de longues plumes de paons qui ajoutent au mouvement souplesse et couleur, ampleur et poˆ©sie. Ces accessoires sont un rappel de la tradition de l'opˆ©ra chinois. Ils y ˆ©taient l'apanage des seigneurs de la guerre. L'objet demeure, la signification
change. CockPit... une oeuvre intense, qui laisse sa marque...
Dans l’Äôesprit d’Äôouverture qui caractˆ©rise l’ÄôAgora de la danse, nous vous invitons ˆÝ dˆ©couvrir en parallˆ®le au Laboratoire de l’ÄôAgora de la danse deux expositions d’Äôart actuel oˆ¼ le paysage et la nature sont ˆÝ l’Äôhonneur :
CONTES ET RˆâCITS de Luc Bergeron, du 20 janvier au 6 fˆ©vrier 2010. Voir, explorer, vivre, rˆ©inventer le paysage. Aprˆ®s une longue frˆ©quentation de l'art abstrait, Luc Bergeron s'adonne, ˆÝ sa faˆßon, ˆÝ une vˆ©ritable interprˆ©tation du monde matˆ©riel. Le paysage devient l'objet d'une minutieuse ˆ©tude : du microscopique ˆÝ l'immensitˆ© de l'horizon, du bourgeonnement biologique ˆÝ l'apparente immobilitˆ© de la situation gˆ©ographique. Dˆ©voilement de lumiˆ®res intimes, mais aussi approche nouvelle de la reprˆ©sentation et du traitement pictural, la nouvelle maniˆ®re de l'artiste ouvre large la voie ˆÝ l'interprˆ©tation.
NATURALIA de Monique Mongeau, du 25 fˆ©vrier au 20 mars 2010. Monique Mongeau cueille, collectionne et classifie les spˆ©cimens vˆ©gˆ©taux avec l'obsession du botaniste. Pas tant pour nommer, cataloguer, conserver que pour dˆ©celer dans la fibre vˆ©gˆ©tale l'itinˆ©raire qui mˆ®ne ˆÝ l'homme. Retrouver la trace du temps. Renouer avec la fragilitˆ© de l'ˆ�tre. Retenir de la nature une silhouette symbolique. Faire de l'oeuvre une reprˆ©sentation dˆ©pouillˆ©e de tout contexte narratif, une icˆ¥ne silencieuse de la vie. La mˆ©moire. ˆÄ quoi s'ajoutent le mouvement et l'ˆ©lan, vˆ©ritables moyens de transcender le rˆ©el et d'accˆ©der ˆÝ l'universel, toutes scories disparues. Le Laboratoire de l’ÄôAgora est ouvert de 19h30 ˆÝ 22h les soirs de reprˆ©sentation au Studio.
Bianse \ www.agoradanse.com
Renseignements et rˆ©servation
Billetterie de l’ÄôAgora danse (840, rue de la Cherrier, mˆ©tro Sherbrooke) \ 514.525.1500
Rˆ©seau Admission \ 514.790.1245
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