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MUSIQUES
DU MONDE LA SCENA MUSICALE Click here for the English version of this page on THE MUSIC SCENE |
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| Section CD | ||
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Novembre 2007 |
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![]() La Scena Musicale Novembre 2007 |
Japanese Music, by Michio Miyagi Michio Miyagi (1894-1956) est compositeur et interprète du koto japonais de la première moitié du XXe siècle. Devenu aveugle à l’âge de 8 ans, il se mit donc à l’étude de la musique traditionnelle, tel que le prescrivait la tradition japonaise à cette époque. Sa renommée est devenue telle qu’on l’a surnommé le « Beethoven du koto ». Il a écrit des oeuvres dans un style traditionnel, tout en modernisant le jeu du koto. Le koto est la célèbre cithare sur table japonaise à treize cordes aux sonorités de harpe. On doit à Miyagi la création d’un koto basse à 17 cordes et même d’un koto à 80 cordes accordé selon la gamme tempérée occidentale. L’ensemble de musique de chambre japonaise, l’Ensemble Yamato, nous offre quelques-unes des plus belles oeuvres de Miyagi pour koto, jushikigen (koto à 17 cordes), shakuhachi et/ou voix, dont la célèbre pièce « Haru no Umi », La mer au printemps, sûrement la pièce japonaise la plus connue en Occident. |
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Décembre 2007/janvier 2008 |
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The Best of Korean Gayageum Music Le gayageum est une cithare sur table coréenne à chevalets amovibles, instrument qui est originaire de Chine. Il est fabriqué d’un bloc de bois unique en paulownia sur lequel repose 12 cordes en soie torsadées. Le musicien s’assoie généralement par terre et le dépose sur ses cuisses. Les cordes sont pincées par le pouce, l’index, le majeur et l’annulaire de la main droite. Il existe plusieurs modèles de gayageum, dont une version à vingt-et-une cordes. En appuyant de la main gauche du côté gauche du chevalet d’une corde, la hauteur d’une note peut être variée parfois jusqu’à une quarte. Ces cordes, très lâches, permettent de créer des sonorités et des mélodies ondulantes, paisibles et méditatives. Ce CD nous fait découvrir un instrument et une musique très peu connus en Occident ainsi que des oeuvres d’un grand musicien coréen du XXe siècle.
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![]() La Scena Musicale Décembre 2007 / Janvier 2008 |
Madagascar, Imerina et Antrandroy À certains égards, l’île de Madagascar possède encore en Occident une aura mythique. Nous en entendons très peu parler, tant de son histoire que de sa musique qui a, en fait, été très peu étudiée. Ce CD a été récemment lancé par le Laboratoire de recherche sur les musiques du monde de l’Université de Montréal, sous la direction de Monique Desroches, ethnomusicologue et directrice du laboratoire. Nous avons la chance d’entendre la musique de patrimoines musicaux du Madagascar presque inconnus en Occident, ceux des Hauts-Plateaux d’Antananarivo (Imerina) et du pays Antandroy au sud de l’île. Nous entendons des musiciens qui n’ont jamais été enregistrés, mais surtout des musiques uniques qui démontrent la force de l’imagination et de la créativité humaine. Outre un livret très bien documenté, le CD comprend un contenu interactif accessible autant sous plate-forme MAC que PC, contenu qui donne aussi un aperçu socio-historique de l’île.
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Février 2008 |
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![]() La Scena Musicale Février 2008 |
Contemporary & Traditional chinese music Le Silk String Quartet est un ensemble de musique traditionnelle chinoise maintenant basé en Angleterre, comprenant le erhu (vièle à 2 cordes), le yangchin (dulcimer), le pipa (luth) et le guzheng (cithare sur table, instrument présenté dans mon article du numéro de décembre 2007/janvier 2008). Ces quatre excellentes musiciennes ont été formées dans les grands conservatoires de Chine, mais possèdent aussi une formation en musique occidentale, surtout en ethnomusicologie. Elles désirent faire connaître la musique traditionnelle chinoise, tout en la faisant évoluer et ce, en nous offrant des arrangements originaux et contemporains de pièces traditionnelles. Elles interprètent aussi des œuvres originales écrites pour ce type de quatuor. Un des principaux intérêts de ce CD est que les arrangements et œuvres originales que le quatuor nous offre ne sont pas des calques de musique actuelle occidentale, mais des œuvres qui maintiennent un caractère que je crois typiquement chinois, tout en offrant des sonorités nouvelles qui se marient très bien aux sonorités traditionnelles. Un excellent exemple d’une musique qui évolue tout en demeurant fidèle à ses traditions.
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![]() La Scena Musicale Février 2008 |
Gereg L’excellent groupe mongol Egschiglen nous propose un cinquième CD sous le signe de l’identité, sous le signe de l’appartenance à un peuple nomade dont une faible proportion de la population parcoure, encore aujourd’hui, les grandes steppes sibériennes. Tel que l’indique le livret, les montagnes, les rivières, la terre, le vent, la neige, ces grands espaces dénudés, sont musiques aux oreilles des mongols. Ceux-ci ne chantent pas ou n’expriment pas leur amour de la nature, mais plutôt chantent avec la nature. Le khöömii, le chant de gorge si typique de leur culture et d’autres peuples de la Sibérie, serait leur façon de communiquer et de chanter avec la nature, une nature profondément spirituelle à leurs yeux. Le titre du CD, « Gereg », fait référence au nom d’une plaquette d’identification utilisée à l’époque de Gengis Khan. Mais ici, le gereg sert de passeport à leur musique qui, en perpétuelle évolution, se veut présente à la vie contemporaine, tout en demeurant profondément ancrée dans sa tradition. |
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Mars 2008 |
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![]() La Scena Musicale Mars 2008 |
Sur le toit des voisins Existerait-t-il une histoire d’amour entre les musiques d’origine gitane et klezmer, et les musiciens québécois? Gadji-Gadjo, ainsi que de nombreux autres groupes similaires, semblent corroborer cette allégation. Ce groupe se nourrit de musiques klezmer et gitane d’Europe de l’est, deux peuples qui ont fait de la terre entière leur pays, mais qui laissent leur empreinte chez tous ceux et celles qu’ils rencontrent au cours de leurs pérégrinations. On décrit généralement la musique des Romas comme une musique festive. Ne serait-elle pas, plutôt, une musique de partage avant toute chose ? Pour qu’un groupe comme Gadji-Gadjo puisse exprimer si vertement leur amour de cette musique, il a dû y avoir un partage de coeur et d’esprit au départ, afin de pouvoir nous partager cette verve musicale par la suite. Venez les découvrir le 3 avril prochain aux Bobards du boulevard St-Laurent. Revenant des États-Unis, ils repartent pour la France après ce concert. |
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Avril 2008 |
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Music of Central Asia Le label américain Smithsonian Folkways a lancé en 2007 trois nouvelles parutions de sa merveilleuse série Music of Central Asia. Unique en son genre, cette série propose des albums-doubles, chacun comprenant un CD et un DVD (d’une durée de 24 minutes), de musique et de musiciens de différentes contrées de l’Asie centrale. Cette grande région longitudinale, qui sied en sandwich entre la Russie au nord et le Moyen-Orient au sud, a été au coeur de la célèbre route de la soie, par laquelle la Chine a pu faire du commerce jusqu’en Europe pendant près de 1 500 ans jusqu’au XVe siècle. Cette route a été aussi propice à de nombreux échanges culturels entre tous les peuples de cette vaste région. Cette région ayant été sous le contrôle de l’Union soviétique une grande partie du XXe siècle, elle demeure presque inconnue en Occident, bien que nous commençons à en entendre parler de plus en plus depuis le début des années 1990. Le volume 4 présente la musique d’une tradition de bardes encore présente chez plusieurs de ces peuples. Mais le plus intéressant est que ce volume est consacré aux femmes bardes. Pour sa part, le volume 5 nous fait entendre la musique du Badakshan, un peuple d’origine perse dont le territoire est partagé entre le Tadjikistan et le nord de l’Afghanistan ; sa musique est tout aussi unique que sa culture. Finalement, le volume 6 présente un couple de musiciens qui désirent nous faire connaître les grandes fresques musicales des maqams de l’Azerbaïdjan. Chaque volume de la série est accompagné d’un livret très bien documenté. Des musiques à découvrir, à voir et à entendre, tout en étant encore profondément authentiques ! |
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Mai 2008 |
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Gong Linna Si quelqu’un me demande de nommer une de mes plus belles découvertes musicales des 12 derniers mois, je choisis sans contredit la jeune chanteuse chinoise Gong Linna. Formée en musique traditionnelle chinoise au Conservatoire central de musique de Pékin, elle a été soliste du plus grand orchestre de musique traditionnelle de Chine. Elle a parcouru la Chine pour apprendre et nous faire connaître des chants traditionnels des diverses minorités ethniques très peu connus. Plusieurs de ces chants sont encore chantés au quotidien dans les champs, au travail, à la maison, etc. Gong Linna démontre une fascinante maîtrise de sa voix. Elle peut chanter autant d’une extrême douceur, avec une voix aiguë typiquement chinoise, autant elle peut ensuite nous faire entendre une voix grondante et tonitruante, tel un dragon qui crache le feu. Le contraste est absolument stupéfiant. Elle est accompagnée d’instruments traditionnelles et occidentaux. Les arrangements sont excellents et appuient merveilleusement sa voix. À écouter et réécouter inlassablement !
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![]() Site TSM Mai 2008 |
Dusan Acar La musique du Kurdistan est encore très peu connue en Occident, surtout que le Kurde est dispersé en Turquie, en Irak, en Iran, en Syrie et en Arménie, principalement, et n’a jamais de pays qui leur est propre. Les Kurdes ont su maintenir fermement leur identité, tout en demeurant hermétique à la culture islamique. Le peuple Kurde possède une grande tradition de bardes, tradition que nous retrouvons dans l’ensemble des peuples de l’Asie centrale. Dursan Acar est d’origine turque, résidant maintenant en Australie. Il est interprète du boglama, un luth à long manche très populaire en Turquie, qu’il a étudié à Ankara. Il est reconnu comme un des meilleurs bardes kurdes actuels. Ces chants accompagnent principalement les danses, les processions et les cérémonies religieuses. La rythmique de ces chants suivent la métrique poétique. Darsan Acar nous fait entendre des chants dans leur interprétation traditionnelle, mais aussi quelques chants contemporains démontrant que cette belle tradition musicale est encore bien vivante. |
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Juin 2008 |
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Skarazula Suite à leur excellent premier CD, Ostara qui célébrait le solstice du printemps et la reviviscence de la nature après un long hiver, le trio de musique médiévale québécois, Skarazula, nous propose avec Litha, les célébrations païennes estivales où les grandes moissons estivales incitent à la fête et à la danse. Le trio nous propose des chants et des danses du bassin méditerranéen, principalement en provenance d’Espagne. Outre l’emploi d’instruments typiques de l’époque médiévale européenne, s’ajoutent le oud, le kaval bulgare diverses percussions orientales, et autres. Tout en respectant le style médiéval, ils nous font entendre des arrangements très colorées et aux sonorités hétéroclites. Plusieurs des instruments qu’ils utilisent dans ce deuxième CD ne se retrouvent pas sur le premier, pour ainsi donner des sonorités différentes d’un CD à l’autre. J’attends impatiemment les 2 suivants qui célébreront les solstices d’automne et d’hiver. Une musique haute en couleurs... musicales! Visitez leur site www.skarazula.com
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![]() La Scena Musicale Juin 2008 |
Le trio Joubran Ce nouveau CD des frères palestiniens Joubran démontre, une fois de plus, leur grand talent, mais surtout la splendide musicalité de cette famille de musiciens dont le père est fabriquant de ouds. Ces musiciens réussissent à transcender l’adversité que connaît leur pays pour ainsi nous faire entendre une musique empreinte d’une grande sérénité, d’une profonde quiétude et, parfois même, qui deviennent méditative, si ce n’est introspective. À certains égards, la musique de ce nouveau CD est similaire au précédent, des pièces posées, calmes, parfois répétitives, où les sonorités de leurs ouds nous envoûtent. Les mélodies, épurées au départ, se développent tel un château qui se construit pierre par pierre. La principale différence avec les CD précédents est la présence d’un très beau chant de voix masculines. Mais si nous allons au-delà de la musique même pour s’attarder à la beauté de cette musique, sa pureté ne peut nous laisser indifférent. |
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Juillet-août 2008 |
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![]() La Scena Musicale Juillet-août 2008 |
Ensemble Gaguik Mouradian Goussan est le nom que les Arméniens donnent à leurs bardes itinérants, ces troubadours que l’on retrouve dans l’ensemble de l’Asie Centrale, dont la tradition musicale s’est développée surtout au Moyen-Âge et qui chante tout en poésie l’amour spirituel, l’amour romantique, la philosophie. Sous l’ère soviétique, ces bardes arméniens se sont retrouvés dans les conservatoires où leur musique devait être enseignée selon des canons politiques définies, enlevant ainsi toute liberté d’expression. Gaguik Mouradian, interprète du kamantcha, une vièle d’origine perse, est un barde contemporain qui redonne vie à cette grande tradition arménienne dans toute sa splendeur, tout y ajoutant quelques sonorités contemporaines. Outre la voix, son ensemble comprend le kanone (une cithare à cordes frappées), des percussions, un oud et un saz (2 luths à cordes pincées), un shvi (une flûte en bois) et le duduk (le célèbre hautbois à anche-double arménien aux sonorités éthérées). Une musique de l’âme !
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![]() La Scena Musicale Septembre 2008 |
Sagapool Sagapool est le nouveau nom du groupe de musique gitane montréalais préalablement connu sous le nom de Manouche. Ce changement de nom s’est fait lors du lancement de leur troisième CD. La raison de ce changement est que la musique manouche fait référence principalement au jazz d’un Django Reinhardt, alors que la musique de Sagapool exprime plus les états d’âme des peuples de l’Europe de l’est, d’où le groupe tire une grande part de son inspiration, et affiche un éclectisme et un avant-gardiste qui ressemble plus à la musique de Bratsch. Ce nouveau-né de cet excellent groupe de musiciens comporte uniquement des pièces originales, teintées de klezmer, de manouche, de jazz et de bien d’autre surprises. La ribouldingue est au rendez-vous, mais aussi une musique aux sonorités vivantes, ou devrais-je plutôt dire une musique qui exprime la vie. Leur musique est un peu comme une drogue : difficile de s’en passer !
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![]() La Scena Musicale Septembre 2008 |
Aveladeen Le groupe québécois de musique irlandaise, Aveladeen, nous propose un troisième CD sur le thème d’un Dieu celte : Bélénos, un dieu solaire de la mythologie celte, un soleil qui resplendit. C’est sous ce thème que ces trois musiciens nous font connaître des arrangements originaux de mélodies traditionnelles et de mélodies nouvelles écrites dans l’esprit celtique, tout en étant teintées de sonorités jazz et blues. Similairement, aux CD précédents, nous ne pouvons rester indifférents à la qualité des arrangements qui font appel à des instruments d’origines les plus diverses, que ce soit des flûtes irlandaises, la cornemuse Uillieann irlandaise, la gaïta espagnole, le bouzouki irlandais, le dobro, et autres instruments, élargissant grandement les horizons esthétiques de cette musique qui est devenue aujourd’hui une sorte de patrimoine mondial. Parmi les invités, nous retrouvons Jessica Vigneault et Michel Payer à la voix, Bernard Ouellette à la percussion et Alan Jones à la cornemuse northernbrian.
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Badma Khanda Ensemble La Bouriatie est une région de la Sibérie qui sied à l’est du lac Baïkal et au nord de la Mongolie ; elle est membre la Fédération de Russie. Au début du XXe siècle, un grand nombre de bouriates fuirent le régime communiste pour s’établir en Mongolie Intérieure, en Chine, leur permettant de sauvegarder leur culture et leurs traditions. Les chants bouriates, disparus de la Bouriatie à cause de la répression soviétique, ont été préservés en Mongolie par ce peuple déraciné. La chanteuse bouriate d’origine mongolienne Badma Khanda fait revivre, avec son ensemble, ces chants presque inconnus en Occident, bien qu’elle ait déjà foulé les planches du Carnegie Hall à New York. L’ensemble fait appel aux chants de gorge, type de chant originaire de la Mongolie. Les instruments utilisés sont principalement d’origine mongolienne et les sonorités démontrent une influence de la musique de ce pays d’accueil. Nous entendons cependant une musique sereine qui nous touche droit au coeur.
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![]() La Scena Musicale Octobre 2008 |
Sacred Music of India En avril 2000 a eu lieu à Bangalore en Inde le Global Event of the World Festival of Sacred Music. Ce festival a été organisé par la Maison du Tibet, le centre culturel de sa sainteté le Dalaï Lama, situé à New Delhi. Ce CD lancé en 2007 nous propose un enregistrement de plusieurs types de musique sacrée de ce pays aux multiples visages qu’est l’Inde. En Occident, nous avons la malencontreuse tendance de décrire et d’uniformiser une culture entière sous un vocable unique. En ce qui a trait à l’Inde (et chez bien d’autres cultures, bien sûr), c’est totalement impossible, tant à cause des diversités culturelles, religieuses que musicales. Cet excellent CD nous donne un aperçu de cette diversité musicale, que ce soit de la musique carnatique du sud de l’Inde, des chants du Rajasthan au nord ou du Sri Lanka, ou bien de chants de mouvements religieux très peu connus en Occident, et bien d’autres surprises. Un périple musical au coeur de la spiritualité de l’Inde. |
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Comptes-rendus de livres |
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![]() La Scena Musicale Novembre 2007 |
Sensational Knowledge, Embodying Culture through Japanese Dance Depuis les années 1990, nous remarquons la publication de livres d’anthropologie sur le thème anglais d’« embodiement », en référence à la façon que les préceptes d’une culture ou d’un art sont incarnés et exprimés par le corps. Jusqu’à ce jour, très peu de livres discutent de l’apprentissage spécifiquement corporel et sensuel de la musique et de la danse, facette si primordiale de cet apprentissage. En Occident, l’enseignement de la théorie prédomine, ignorant et même dénigrant l’apprentissage proprement dit du corps sans lequel nous ne pourrions pas jouer d’un instrument de musique ou danser. Ce livre de Tomie Hahn comble cette lacune par son étude d’une danse traditionnelle japonaise. L’enseignement des arts traditionnels au Japon se fait par imitation, par répétition, intuitivement : la théorie et la pratique ne sont pas séparés, ils ne font qu’un, contrairement à l’Occident. Elle désire démontrer que le corps et nos sens jouent un rôle de premier plan dans l’étude de toute danse. Le livre est accompagné d’un DVD d’exemples.
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![]() Site LSM Novembre 2007 |
Music in Central Java Cette livre est la toute dernière parution d’une série de livres en ethnomusicologie de l’éditeur britannique Oxford University Press et intitulée « Experiencing Music, Expressing Culture ». Cette série désire faire connaître les musiques traditionnelles de grandes cultures, ici la musique du centre de l’île de Java en Indonésie, et les situer dans le contexte contemporain, soit comment cette musique réussit à maintenir ses traditions malgré d’énormes pressions politiques et économiques, tout à s’adaptant à la réalité actuelle en ce XXIe siècle. J’ai déjà couvert deux autres livres de cette excellente série, un premier sur la musique du Japon et un deuxième sur la musique bulgare. Chacun de ces livres est accompagné d’un CD d’extraits d’exemples musicaux, ainsi que d’exercices d’écoute en référence aux exemples musicaux. L’auteur, Benjamin Brinner, est un spécialiste de cette musique. Il nous présente les principales particularités historiques, techniques et théoriques de cette superbe musique, en faisant appel à des commentaires de grands musiciens javanais, tout en situation son évolution dans le contexte moderne d’aujourd’hui. Ce livre s’adresse principalement aux étudiants ou connaisseurs en musique, mais fera le bonheur de tous ceux qui désirent obtenir une compréhension autre que simplement journalistique de cette musique. |
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![]() La Scena Musicale Mars 2008 |
The Cultural Study of Music Bien que ce livre ait été publié originalement en 2003, une troisième parution en 2007 souligne l’importance des questions qui y sont soulevées, questions qui sont encore très d’actualités dans les milieux académiques et, surtout, en musicologie. Une des grandes maximes de la musicologie est : l’art pour l’art, voulant désignant par cela que l’art se suffit à elle-même et qu’elle existe hors société, hors culture, si ce n’est, hors temps. Ce livre désire mettre les pendules à l’heure : en termes très explicites, la musique ne peut exister qu’en tenant en ligne de compte le contexte social, culturel, historique et, même, politique qui permet à toute musique d’être ce qu’elle est. La musique classique occidentale ne serait pas ce qu’elle est, ne posséderait pas cette aura de « grande » musique si elle aurait vu le jour ailleurs qu’en Europe et dans une autre période historique. Le livre est composé de 26 courts chapitres de sociologues, d’historiens, d’ethnomusicologues et, bien sûr, de musicologues. La diversité des sujets abordés démontre que la musique est un phénomène social complexe qui nécessite un large nombre de disciplines pour bien la comprendre. |
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![]() La Scena Musicale Mai 2008 |
Laurent Aubert Cette parution est la traduction anglaise du livre de Laurent Aubert, La musique de l'autre : les nouveaux défis de l'ethnomusicologie (Ateliers d’ethonomusicologie, Genève, Suisse, 2001, 160 p. ISBN 2825707392) que j’ai découvert au départ dans sa traduction anglaise. Si ce livre a été traduit en anglais, cela indique qu’il nous offre une étude et une compréhension du phénomène des musiques du monde des plus pertinentes. En fait, Laurent Aubert est un des rares ethnomusicologues qui étudient sérieusement et intensivement ce phénomène social dont l’ampleur ne cesse de croître de jour en jour. Il trace un portrait très opportun des principaux aspects qui donnent à ce phénomène social son ampleur et son impact et ce, tant pour les musiciens que pour les auditeurs, touchant à la notion de multiculturalité, d’authenticité, d’identité, de tradition, de l’invention moderne de traditions, de modernité, d’interprétation mais aussi de l’attitude d’écoute des fans de musique du monde.
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Casey O’Callaghan Les sons que nous entendons sont ordinairement conçus comme comportant un phénomène physique et un phénomène physiologique ; notre oreille perçoit en réponse au phénomène physique. Selon l’auteur, les études en perception auditive sont généralement basées sur des principes de la perception visuelle. Celui-ci propose une nouvelle façon de concevoir le son : une occurrence, une manifestation (event, en anglais) où le phénomène physique et la perception que nous en avons forme un événement de perception, l’un est dépendant de l’autre. Un son n’est pas l’addition d’un timbre sonore à une fréquence, à une intensité et autres paramètres, mais est un événement de perception à travers lequel nous pouvons discerner ces différents paramètres, prônant une approche phénoménologique. Une critique cependant : il ne parle pas de musique et, malgré que sa théorie apporte une nouvelle compréhension de la perception auditive, je doute, dans sa présentation actuelle, qu’elle puisse être applicable à la musique.
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![]() La Scena Musicale Septembre 2008 |
Kelly M. Foreman La geisha japonaise fait beaucoup parler d’elle depuis plusieurs années, surtout suite à la grande popularité du livre de l’auteur américain Arthur Golden et du film qui en a découlé, mais aussi suite aux nombreux documentaires que nous pouvons voir à la télévision. Ce livre de l’ethnomusicologue américaine Kelly M. Foreman trace un portrait d’un métier artistique extrêmement exigeant dont la formation musicale est longue, complexe et très coûteuse. En fait, la syllabe gei veut dire « art ». Encore aujourd’hui, la geisha est perçue en Occident comme une prostituée de luxe, la musique ne jouant qu’un rôle secondaire. Ce mythe, qui découle de l’occupation américaine de l’après-guerre, est tellement ancrée dans notre esprit occidental que beaucoup de gens refusent de croire qu’il puisse en être autrement. Selon Foreman, le livre d’Arthur Golden est typique de ce mythe. L’auteure nous présente une femme dont le métier est tellement exigeant qu’elle a, en fait, très peu de temps pour des relations volages. Par ailleurs, les geishas exercent leur métier dans les salons de thé, donc dans une certaine intimité, ce qui est considérée, selon notre esprit chrétien, comme de la promiscuité. La raison est que le sh?gun, au XVIIe siècle, a interdit aux femmes de monter sur scène, les forçant ainsi à exercer leur art dans les quartiers de plaisirs. Un autre point qui n’aide en rien à désamorcer ce mythe est que le livre coûte plus de 120$, limitant considérablement le nombre de lecteurs désirant véritablement connaître ce métier. |
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Sites en musique du monde |
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Maison
des cultures du monde,
Paris Cette maison parisienne organise au printemps le Festival de l'imaginaire, dirige l'étiquette de musiques du monde INÉDIT (une des meilleures sur le marché), en plus de produire des spectacles. Ils publient aussi des livres sur les musiques du monde. |
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Mondomix
Un site français sur les musiques et musiciens du monde. Ils vendent des fichiers MP3 à 99¢ US. |
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| The
British Library Sound Archives Sûrement le meilleur site d'archives sonores sur Internet. |
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Smithsonian
Folkways Recordings • Smithsonian
Global Sound Une des meilleures étiquettes en musiques du monde. Sur le site GlobalSound, ils vendent toutes les pièces de leur CD au coût de 99¢ US chaque pièce! |
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Soundtrack of the World • National Geographic |
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WOMAD Womad signifie World of Musics, Arts and Dance. Un des plus importants organismes à but non-lucratif sur les musiques du monde. Ils organisent des festivals et événements partout à travers le monde. |
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Cité
de la musique, Paris Musée
des instruments de musique de Bruxelles |
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The
European Forum of Worldwide Music Festivals (EFWMF) Un organisme regroupant un grand nombre de festivals de musiques du monde en Europe. Ils organisent l'exposition WOMEX et STRICTLY MUNDIAL, une rencontre de promotions de musiciens du monde. |
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| World
Music Central • World
Music Network • World
Music Institute Trois excellents sites sur les musiques du monde. |
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Culture.ca |
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| Virtual
Instruments Museum Un musée virtuel canadien d'instruments de musique sur Internet. |
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| Sites Internet
où l'on peut acheter des instruments de musique du monde |
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Silk
Road Project |
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