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Wednesday, March 24, 2010

La Sociłętłę Philharmonique de Montrłęal annonce son prochain concert

Grand Concert Vendredi Saint


Montrłęal, le 11 mars 2010 ĺ─ý La Sociłętłę philharmonique de Montrłęal (www.philharmontreal.com) est heureuse de prłęsenter le Grand Concert Vendredi Saint auquel se joindront au Chëýur de lĺ─˘UQł─M, le Chëýur de lĺ─˘łÔcole Joseph-Franł▀ois-Perrault et la Manłęcanterie Harmonia Mundi, le 2 avril 2010, łŢ 20 h, łŢ lĺ─˘łęglise Saint-Jean-Baptiste (309, rue Rachel Est, Montrłęal, młętro Mont-Royal) sous la direction de maestro Miklłäs Takł░cs.

Le maestro Takł░cs a łęlaborłę un imposant programme oł╝ les młęlomanes pourront entendre le Requiem de Faurłę, lĺ─˘Ode łŢ la joie de Beethoven ainsi que le Te Deum de Kodł░ly. En słęlectionnant ces oeuvres, maestro Takł░cs explique quĺ─˘il a voulu crłęer un lien entre la vie et la mort : Č┤ ł─ part le sujet de l'amour, deux thł«mes majeurs ont toujours inspirłę les poł«tes et les compositeurs; le mystł«re de la mort et l'łęnigme de la vie. Le Requiem de Faurłę, tel un chant du cygne, cherche łŢ consoler les humains faisant face łŢ la mort. L'Ode łŢ la joie, ce testament exaltant de Beethoven et de Schiller, nous rappelle la grandeur de la joie, ce cadeau divin qui ennoblit notre vie łęphłęmł«re ici-bas. Enfin, le Te Deum de Kodł░ly nous fait espłęrer łŢ la płęrennitłę de la vie : łţ Christ, pour sauver l'homme, brisant l'aiguillon de la mort, vous avez ouvert le Ciel.Ȭ

Les solistes invitłęs łŢ ce concert sont Michł«le Bolduc, soprano, Johanne Patry, mezzo-soprano, Franco Tenelli, tłęnor et Marc Boucher, baryton. Le violon solo sera exłęcutłę par Eugł«ne Husaruk. Sous sa baguette, au-delłŢ de 400 choristes chanteront sur scł«ne. Les voix du Chëýur de lĺ─˘łÔcole Joseph-Franł▀ois-Perrault, dirigłę par Pascal Cłątłę et celles de la Manłęcanterie Harmonia Mundi, dirigłęe par Margo Valade-Beaudet tłęmoigneront de lĺ─˘ardeur de la jeunesse lors de cette grande exłęcution. Č┤ Je suis trł«s heureux que la tradition du grand concert du Vendredi saint, que jĺ─˘ai crłęłęe il y a dłęjłŢ 20 ans, se perpłętue łŢ Montrłęal. Le programme musical de ces grands concerts annuels est lĺ─˘occasion pour nous de prłęsenter, entre autres, les grands requiem du rłępertoire classique, mentionnait maestro Miklłäs Takł░cs, directeur głęnłęral et artistique de la Sociłętłę philharmonique de Montrłęal. Cette annłęe, nous avons voulu nous associer łŢ de jeunes choristes. Nous sommes persuadłęs que la rłęunion de ces chëýurs offrira une excellente complłęmentaritłę en combinant la longue expłęrience du chëýur de lĺ─˘UQł─M avec lĺ─˘łęlan enthousiaste des jeunes.Ȭ, ajoutait-il.
Le public peut se procurer des billets łŢ lĺ─˘entrłęe de lĺ─˘łęglise, une heure avant le concert, au Rłęseau Admission (514.790.1245) et łŢ la Place des Arts (514.842.2112).

Maestro Miklłäs Takł░cs

Originaire de Hongrie, Maestro Miklłäs Takł░cs demeure une figure marquante du milieu musical montrłęalais, dont la rłęputation dłępasse les frontił«res du Qułębec et du Canada. Maintenant łŢ la retraire, il a łętłę professeur associłę au Dłępartement de musique de lĺ─˘Universitłę du Qułębec łŢ Montrłęal (UQł─M), oł╝ il a enseignłę pendant 35 ans. Depuis 1978, il dirige le Chëýur de lĺ─˘UQł─M. Il est aussi directeur głęnłęral et artistique de la Sociłętłę philharmonique de Montrłęal depuis 1982. Maestro Miklłäs Takł░cs est le rłęcipiendaire de plusieurs Prix, Mentions et Młędailles dont celle du Gouverneur głęnłęral du Canada quĺ─˘il recevait en 1992.

La Sociłętłę philharmonique de Montrłęal

Maestro Miklłäs Takł░cs a redonnłę vie łŢ la Sociłętłę philharmonique de Montrłęal (SPM) en 1982; il en est depuis le directeur. Cet organisme fondłę en 1875 par Arthur Perkins avait mis fin łŢ ses activitłęs en 1899. Maestro Takł░cs a ravivłę lĺ─˘esprit de croisade pour la vulgarisation du grand rłępertoire, demeurant ainsi fidł«le łŢ lĺ─˘orientation que Guillaume Couture avait donnłęe łŢ ce regroupement culturel dont lĺ─˘action a łętłę dłęterminante dans lĺ─˘existence musicale des Montrłęalais du sił«cle dernier. La SPM est le partenaire principal et le diffuseur officiel du Chëýur de lĺ─˘UQł─M.

Le Chëýur de lĺ─˘UQł─M

Dirigłę depuis 32 ans par maestro Miklłäs Takł░cs, ce chëýur mixte regroupant des personnes de toutes provenances s'inscrit dans la tradition des ensembles musicaux attachłęs łŢ un łętablissement d'enseignement. Il se situe łęgalement dans la mission de l'Universitłę auprł«s de la collectivitłę et se rłęvł«le de ce fait un organisme de culture et d'łęducation : formation musicale des participants; source de dłęcouvertes artistiques pour le public qui assiste aux concerts.
Sous la direction de son chef attitrłę, le Chëýur de lĺ─˘UQł─M a atteint une notoriłętłę internationale et a reł▀u des invitations prestigieuses pour se produire au Carnegie Hall de New York łŢ cinq reprises et aussi en Autriche, en France, en Hongrie.

Le Chëýur de lĺ─˘łÔcole Joseph-Franł▀ois-Perrault

Crłęłę en 1978, le dłępartement de musique de l'łęcole accueille annuellement 750 łętudiants qui y reł▀oivent un enseignement de qualitłę supłęrieure dispensłę par des łęducateurs renommłęs. En 1981, la CECM et le Conservatoire de musique du Qułębec łŢ Montrłęal signaient un protocole d'entente visant une collaboration łętroite pour łęlargir le rayonnement de la musique au sein de la communautłę montrłęalaise. Au fil des ans, des concerts conjoints se sont organisłęs. De plus, les łętudiants du Conservatoire ont apportłę une assistance technique soutenue pour les łęlł«ves de l'łęcole oł╝ ils ont instaurłę des interventions individuelles et du travail en sous-groupes.

Manłęcanterie Harmonia Mundi

Č┤ Ce nĺ─˘est pas grand-chose quand nous chantons pour nous-młümes, il est plus beau de chanter łŢ deux. Et puis toujours plus, łŢ cent, łŢ mille, jusquĺ─˘łŢ ce que rłęsonne la grande Harmonie dans laquelle tous peuvent se sentir unis. Alors seulement nous pourrons dire en rłęalitłę : que le monde entier connaisse la joie! Ȭ (Zoltł░n Kodł░ly)

Zoltł░n Kodł░ly (1882-1967) musicien, compositeur et płędagogue hongrois, ne cessa de lutter pour un idłęal : prłęserver la jeunesse de la dłęsolation dĺ─˘une vie sans musique parce que la vie młęrite dĺ─˘łütre vłęcue avec plłęnitude.
Cĺ─˘est la mission de la Manłęcanterie Harmonia Mundi de Saint-Bruno.

Requiem de Gabriel Faurłę (1848-1924)
Requiem opus 48

Gabriel Faurłę sĺ─˘initie trł«s tłąt łŢ la musique. C'est łŢ 9 ans quĺ─˘il est envoyłę łŢ Paris par ses parents pour suivre les cours de lĺ─˘łÔcole Niedermeyer, łęcole de musique classique et religieuse. Au cours de ses łętudes, il rencontre Camille Saint-Sał┤ns, de qui il deviendra un disciple. Lors dĺ─˘un voyage en Allemagne, Faurłę rencontre łęgalement Wagner et Liszt, qui exercent une influence musicale sur lui.
Lĺ─˘ëýuvre la plus cłęlł«bre du compositeur est sans doute son Requiem; cette ëýuvre a rłęussi presque łŢ elle seule łŢ forger la popularitłę du compositeur. łÔcrit en 1888, ce Requiem a łętłę composłę peu aprł«s la mort du pł«re de Faurłę. Il prłęsente les pages les plus rłęussies des ëýuvres religieuses du compositeur. Difficile de croire quĺ─˘il se disait athłęe, łŢ lĺ─˘łęcoute de cette musique dłębordante dĺ─˘un sentiment religieux sincł«re et vłęridique, mis en łęvidence par une orchestration originale : lĺ─˘utilisation continue des altos et des violoncelles confł«re un łętat młęditatif et contemplatif łŢ lĺ─˘ëýuvre, les violons łętant sollicitłęs rarement dans cette version pour grand orchestre. Dĺ─˘abord destinłę łŢ un effectif instrumental rłęduit, le Requiem sĺ─˘łętoffa par la suite pour aboutir łŢ la version pour grand orchestre ici prłęsentłęe.
Une berceuse de la mort, a-t-on dit de cette Messe des Morts; en effet, lĺ─˘idłęe de la mort est vłęcue non pas comme une souffrance, mais comme une
dłęlivrance. La paix et la słęrłęnitłę dłęgagłęes par lĺ─˘ëýuvre prouvent que le thł«me de la mort est exploitłę de fał▀on lumineuse et nous donne une image paisible de la fin de la vie. (note Par Sarah Ouellet)

Ode łŢ la joie de Beethoven (1770-1827)
Symphonie No 9 Č┤ avec un chëýur final sur lĺ─˘Ode łŢ la Joie de Schiller Č¬, en rłę mineur, op. 125

Cĺ─˘est le 7 mai 1824, trois ans avant la mort du compositeur, que fut crłęłęe, łŢ Vienne, la Neuvił«me Symphonie de Beethoven. ëÝuvre mythique, symbole de la spiritualitłę humaine cristallisłęe dans le geste artistique, cette dernił«re symphonie complłętłęe par le głęant du classicisme viennois apparałĂt comme lĺ─˘apothłęose de sa musique dĺ─˘orchestre. Prodigieux paradoxe pourtant, car łŢ son sommet, dans le quatrił«me mouvement, la musique instrumentale se młętamorphose en voix humaine. Aprł«s cette symphonie rłęvolutionnaire, la musique savante dĺ─˘Occident sĺ─˘est retrouvłęe face łŢ des problł«mes de dłęfinition qui ont directement conduit łŢ lĺ─˘idłęe wagnłęrienne de fusionner la musique et le drame. Commentant Č┤ ce passage brusque de la musique instrumentale łŢ la musique vocale Č¬, Richard Wagner y perł▀oit une Č┤ surabondance de force, un violent besoin de dłęcharge łŢ lĺ─˘extłęrieur, absolument comparable łŢ la nłęcessitłę du rłęveil dĺ─˘un rłüve qui nous angoisse au plus profond de nous-młümes; et, poursuit-il, ce quĺ─˘il y a de significatif pour le głęnie artistique de lĺ─˘humanitłę, cĺ─˘est que ce besoin a produit ici un acte artistique par lequel ce głęnie a reł▀u un pouvoir nouveau : la capacitłę dĺ─˘engendrer lĺ─˘ëýuvre dĺ─˘art suprłüme Č¬. (Beethoven, Aubier-Montaigne, p. 189). Cette symphonie avec chëýur, sur lĺ─˘Ode łŢ la joie de Schiller, est bien Č┤ ëýuvre dĺ─˘art suprłüme Č¬ puisquĺ─˘elle met en abłĂme la połęsie par une połęsie encore plus englobante, plus essentielle, la musique. (note par Claude Dauphin)

Te Deum de Kodł░ly (1882-1967)
Te Deum du Chłóteau de Buda

Le Te Deum fut commandłę łŢ Kodł░ly dans la foulłęe des prłęparatifs visant łŢ cłęlłębrer, en 1936, le deux cent cinquantił«me anniversaire de la fin de lĺ─˘occupation turque de la Hongrie. Aussi, est-ce par une fanfare incisive de trois trompettes, immłędiatement approuvłęe par un tutti des chëýurs, que sĺ─˘ouvre cette ëýuvre au souffle łępique. Toutefois, la vigueur du triomphe ne voile aucunement la profonde młęditation quĺ─˘entreprend le compositeur dans cette fresque sacrłęe. Aprł«s les sonneries de la victoire et de la souverainetłę retrouvłęe, łęmerge le souvenir dramatique des ravages de la guerre passłęe. Il y palpite lĺ─˘inquiłętude devant la montłęe du fascisme et lĺ─˘exacerbation du nationalisme łŢ la veille dĺ─˘une nouvelle conflagration des peuples. Du point de vue de lĺ─˘esthłętique musicale aussi ce Te Deum sĺ─˘impose comme une ëýuvre dialectique. Dans son creuset nłęo-classique, Kodł░ly compose un heureux młęlange de styles oł╝ le dłępouillement des homophonies grłęgoriennes se młętamorphose en des dłęploiements polyphoniques renaissants. La fugue du dłębut dont le sujet łŢ intervalles inversłęs et en miroir (Pleni sunt coeli et terra), repris comme second sujet de la double fugue de la fin (In te Domine speravi), en plus de contribuer fortement łŢ lĺ─˘unitłę architecturale de lĺ─˘ouvrage, y rłęcupł«re les procłędłęs dĺ─˘un Baroque trł«s savant. ëÝuvre romantique par son orchestration, postromantique par rapport ses audaces harmoniques, elle se termine par une łęvocation impressionniste qui surprend la soprano solo entre deux cieux, dans un In aeternum hors-temps, le plus convaincant de toute la littłęrature sacrłęe. (note par Claude Dauphin)

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